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Karaté Shotokan

Composantes du karaté


Les composantes du karaté : les kihon, les kata et les kumite

- Présentation des kata

Le karaté shotokan, comme bien des arts martiaux, comprend trois aspects soit les kihon, les kata et les kumite. Remarquez que les mots japonais ne s'accordent pas au pluriel.

Selon Roland H. Habersetzer (Le karaté, 1987), «on dit que le kihon est l'ABC du karaté, que le kata en est la grammaire et le jiyu-kumite la réaction».

Les kihon, ce sont les techniques de base que l'on exécute. Il peut s'agir de blocs, de coups de poing, de coup de pied ou autre effectués selon des positions précises.

Les kata sont, quant à eux, sont des combats imaginaires contre plusieurs adversaires ayant un ordre et un rythme pré-établis. C'est donc une chorégraphie regroupant diverses techniques d'auto-défense et de combat pratiquée très souvent afin de développer des automatismes qui vont accélérer la vitesse de réaction et favoriser le choix de techniques appropriée si une attaque réelle survient. Selon Roland H. Habersetzer (Le karaté, 1987), «les kata sont aussi le début et la fin du karaté».

Finalement, les kumite sont des combats. Il en existe plusieurs formes. Ainsi, les débutants effectuent du gohon kumite ou du sanbon kumite qui sont des combats synchronisés en 5 ou 3 pas). L¿exercice est simple. Deux karatéka travaillent ensemble. L¿un, au signal de l¿instructeur, exécute une attaque déterminée à l¿avance telle qu¿un coup de poing en avançant dans un position appelée zenkutsu dachi (position avant). Son partenaire doit faire le bloc approprié tout en ayant une position stable et correcte, une posture droite, une bonne distance et une bonne puissance de mouvement pour ne nommer que ces quelque critères. S¿il s¿agit de gohon kumite, l¿attaquant exécutera 5 fois la même technique en avançant. Son partenaire devra bloquer 5 fois cette technique en reculant. La 5e fois, il ajoutera à son bloc une contre-attaque. S¿il s¿agit de sanbon kumite, le même exercice ne sera fait que trois fois. Plus le karatéka monte en grade, plus il y aura de critères à surveiller pour améliorer l¿efficacité de la technique. Cet exercice permet aux débutants d¿apprendre à travailler deux par deux, à se positionner par rapport à un partenaire, à se déplacer au bon moment et à la bonne distance. Il permet de développer des réflexes de base qui lui seront fort utiles lors d'un combat réel.

Il y a aussi le kihon ippon kumite. L'un des pratiquants reste debout en position shizen-tai. Son partenaire est placé devant lui en position zenkutsu dachi (position avant). Au signal de l'instructeur, l'attaquant exécute une seul technique et l'autre karatéka doit bloquer en reculant ou en esquivant puis contre-attaquer. Les deux partenaires reviennent en position de départ et l'attaquant exécute une autre technique. Les attaques sont connues à l'avance. L'exercice a pour but de développer la vitesse de réaction et de développer des automatismes de défense. L'attaquant doit, quant à lui, perfectionner sa vitesse de déplacement et éliminer les «indices» qui permettent à son partenaire de «le voir venir». Naturellement, bien d'autres éléments sont essentiels à l'exécution réussie d'un tel exercice soit , entre autre, la distance, le «timing», la puissance d'exécution, la stabilité, la cible (viser au bon endroit), etc.

Plus tard dans on cheminement, le karatéka devra faire du jiyu ippon kumite. Ici aussi les techniques sont déterminées à l'avance. Les deux partenaires sont en position de combat et l'un attaque l'autre et ce dernier doit se défendre en esquivant, bloquant et contre-attaquant. L'attaquant exécutera sa technique quand il le souhaitera. Il doit créer une ouverture et, pour ce faire, peut faire une feinte, se déplacer en fonction de la position du partenaire, changer de distance. Comme le mentionne Roland H. Habersetzer (Le karaté, 1987), «la nouveauté par rapport aux assauts d'étude (kihon ippon kumite et gohon kumite) n'est donc pas dans l'application de techniques nouvelles, mais dans le «tempo» et la tension nerveuse qui prélude à l'attaque», car l'attaquant cherche à atteindre sa cible.

Finalement, le jiyu kumite représente le combat libre. Les deux partenaires exécutent diverse techniques d'attaque, de défense et de contre-attaque, des feintes et des esquives afin de marquer des poings et d'empêcher le partenaire d'en marquer (en compétition), d'atteindre (sans contact) le partenaire et de l'empêcher de nous toucher (durant les cours) ou de neutraliser un adversaire sans être blesser (combat réel).