Historique
 Philosophie
 Dojo kun
 Composantes
 du karaté
 Bibliographie
 et autres liens


Karaté Shotokan

Historique

Il y a différente version, les méthodes de combat à mains nues remontent aussi loin que l'origine de l'homme. Issu de l'observation des animbaux dans leur combat, ou d'anciens mouvements de gymnastique destinés à maintenir la santé, le karaté nous est arrivé sous l'aspect d'une philosophie. Cette philosophie du moine indien Bodhidharma présente l'idée que la Vérité Ultime n'est atteinte que par une purification de l'esprit et par une discipline du corps. Le karaté est un art martial japonais qui est basé sur l'éducation de la volonté et de la maîtrise physique.

Le karaté repose sur l'utilisation systématique des mains et des pieds dans le but de maîtriser un ennemi. Lors d'un attaque, le karatéka utilise toute la force de l'adversaire en le maîtrisant par des blocages rapides et il poursuit avec une contre-attaque synchronisé avec tous les mouvements de l'adversaire. Le karaté est une escrime de bras et de jambes servant à parer une attaque adverse ou à riposter. Il est complété par des techniques de luxations, de projections et de renversements. Le karaté reste une discipline qui exige un entraînement très dur et une parfaite maîtrise du corps et de l'esprit. Son efficacité au combat réel est indéniable et à travers cette discipline se profile un enrichissement spirituel certain.

L'HISTOIRE DU KARATÉ

Les véritables origines se perdent dans la nuit des temps et il s'y mêle une grande part de légende. Les premières traces d'une méthode utilisant des coups de poing et de pied apparaissent dès le VI e siècle de notre ère en Chine. L'existence des arts martiaux date de 770 et 480 avant J.C. dans le livre des chants I-CHIN CHING.

C'est à un moine bouddhiste venu de l'Inde, BODHIDHARMA que nous devons la méthode SHAOLIN-SZU-KEMPO. Cette méthode avait pour but d'améliorer la santé des moines du monastère où il leur enseigna un système demandant une discipline physique et mentale, et qui fut propagée à travers la Chine par ses disciples.

L'invasion mongole en Chine entraîna une vive réaction de la part des seigneurs des dynasties Ming ( 1368-1644 ) et Ting ( 1644-1911 ) à qui on avait interdit l'utilisation des armes. Le karaté devint leur seul moyen de défense. La conception de styles se développera au cours de cette période. Ainsi, le Shuri-té, le Nahaté et le Tomari-té voient le jour. Vers 1900, l'Okinawa-té devient le style le plus systématisé et est considéré comme moyen d'éducation.

La plupart des grands maîtres ont été formés au cours de cette dernière période. Le plus remarquable d'entre eux est sans aucun doute le Maître Gichin Funakoshi ( 1868- 1957 à l'âge de 88 ans ), né à Shuri, préfecture d'Okinawa et décédé à Tokyo. Fondateur du Karatedô ( la Voie du karaté ), il était aussi féru de culture chinoise.

Pensée : Dans la maîtrise d'un art, la connaissance technique n'est pas suffisante. Celui qui cherche la voie, doit transcender la technique pour que l'art devienne un art sans art, c'est-à-dire un produit de l'inconscient.

L'INFLUENCE DE MAÎTRE GICHIN FUNAKOSHI

Cette période est considérée comme l'âge d'or du karaté. Confronté à diverses techniques, maître Funakoshi s'est efforcé de donner au karaté des formes bien définies. Grâce aux nombreuses démonstrations ( la première démonstration publique eu lieu en 1906 à Okinawa ) effectuées au Japon par lui et d'autres maîtres, tels que Motobu, Mabuni, Chojun et Miwagi, le karaté gagne la faveur du gouvernement nippon. Maître Funakoshi est invité à s'installer au japon pour y enseigner son art. En 1936, il fonde son dojo personnel : le Shotokan, qui évoque l'édifice en bois qui fut le site du premier dôjô du maître. SHÔTÔ est un pseudonyme que Funakoshi utilisait alors qu'il écrivait des poèmes et KAN signifiait la place, le dôjô.

En 1922, le ministre japonais de l'Éducation Nationale invita un expert d'Okinawa (Maître Funakoshi ) à faire une démonstration de karaté. Ce fut un grand succès. Deux ans plus tard, soit en 1924, l'université de Keio créait le premier dôjô de karaté au Japon. Le grand maître du Jûdô lui-même, Jigorô Kanô, manifesta son désir d'apprendre le karaté.

Maître Funakoshi a développé son art principalement dans les universités. Après Keio, ce fut en 1926 à Ichiko ( Université Tôkyô ). En 1927, trois autres écoles voient le jour soient : Waseda, Takushoku et Shodai.

Quatres styles sont pratiqués alors au Japon : le Shotokan, le Shito-ryu, le Gojo-ryu et le Wado-ryu.



"For to win one hundred victories in one hundred battles is notthe highest skill. To subdue the enemy without fighting is the highest skill."
Gichin Funakoshi

L'Okinawa-te, qui ne s'appelait toujours pas Karaté, fut alors enseigné ouvertement comme méthode d'éducation physique. Les deux principales écoles actuelles nous parviennent de deux maîtres :

ANKOH ITOSU

KANRUO HIGAONNA

Avant de devenir le Karaté japonais que nous connaissons, les méthodes de combat se succédaient :

À l'intérieur même du Karaté-Shotokan de maître Funakoshi, diverses écoles se sont faits jour, les unes qui recherchent :

Impact technique et efficacité

  • Masatoshi Nakayama
  • Hidetaka Nashiyama
  • Taiji Kase

Les autres :

Aspect mental du karaté

  • Maître Oshima
  • Maître Harada
  • Maître Okuyama
  • Maître Egami

Tout en gardant la tradition, le Karaté Shotokan a mis l'accent sur :

  • L'étiquette
  • Le dynamisme
  • L'aspect sportif
  • La compétition

Les orientaux, au fil des ans, firent connaître le Karaté et, petit à petit, par des livres, des films et au contact des premiers maîtres japonais venus démontrée leur technique, le karaté est sorti de l'ombre et lorsque le maître Funakoshi décéda en 1957, l'art qu'il apporta au Japon avait connu un développement tel qu'il ne pouvait plus tomber dans l'oubli.

Maître Masatoshi Nakayama devint le successeur de Funakoshi. Né à Tokyo en 1913, il débuta la pratique des Arts Martiaux très jeune en s'initiant au kendô que lui enseignait son père Naotoshi. Il étudia ensuite le judô. En 1932, il fait la rencontre de Funakoshi à l'université de Takushoku dans le cadre ses études universitaires ( langues et histoires ). Il passa cinq années au contact de Maître Funakoshi. Ensuite, il quitta Tokyo pour Pékin. Il voulait appronfondir ses connaissances sur l'histoire de la Chine et perfectionner le mandarin. Il fit la connaissance de maîtres chinois de boxe et s'initia à l'art chinois. Plus tard, il invitera le maître chinois Yang Ming Shi à venir enseigner le Tai Chi Chuan à la JKA. C'est d'ailleurs auprès de lui que Kanasawa étudia le Tai Chi qu'il a su adapter et donner une nouvelle dimension au karaté Shôtôkan .


Maître Nakayama passa onze ans en Chine. En 1945, il revient au Japon pour reprendre la pratique du karaté avec Maître Funakoshi. En 1949 Maître Nakayama fonda la Japan Karate Association ( JKA ) avec d'anciens disciples de Maître Funakoshi. Deux mois plus tard, Maître Nakayama organisera les premiers Championnats du Japon ( All Japan Karate Championships ). Le vainqueur deviendra une figure légendaire du Shôtôkan. Il s'agit de Maître Hirokazu Kanasawa.


Pensée : Si vous attachez votre esprit à celui de l'adversaire, votre esprit sera dévoré par lui. Ne vous attachez jamais à votre attention dans votre propre conscience. Si vous attachez votre attention à votre esprit, votre mental sera absorbé par l'épée. Si vous attachez votre attention à vous-même, votre esprit sera un point d'arrêt ou fixation. On appelle cet arrêt : ILLUSION

AU QUÉBEC

L'Association de Karaté Shotokan - AKS, fondé en octobre 2000, est la représentante officielle au Québec de la Japan Karate Shotokai - JKS, sous la direction au Japon de maître Tetsuhiko Asaï - 9e DAN et chef instructeur JKS, et au Québec représenté par Yutaka Katsumata - 6e DAN et chef instructeur AKS.

Elle poursuit et respecte la tradition du karaté Shotokan crée par Maître Funakoshi.

La Japan Karate Association - JKA, première organisation mondiale de Karaté Shotokan jusqu'en l'an 2000 ou l'organisation est devenue deux organisations :

shema organisation

La présence du karaté Shotokan au Québec remonte au début des années 60. Il s'est développé dans toutes les régions du Québec et aujourd'hui on enseignent les techniques de karaté de style Shotokan, ou sont respectés les mêmes préceptes moraux qui ont été établis par Maître Funakoshi.

Maître Funakoshi nous a laissé un héritage dont nous devons être les gardiens afin de préserver toutes les connaissances acquises, pour que le cœur des Arts martiaux entre dans notre propre cœur et qu'il devienne une partie de nous-même. Ceci implique une totale compréhension et une totale maîtrise de soi.

Maître Funakoshi aura permit de développer et de promouvoir un mythe traditionnel envers lequel il fait preuve d'un immense respect. Respect, rigueur de l'entraînement, apprentissage spirituel dominant la simple initiation physique sont des notions essentielles pour comprendre les fondements du karaté Shotokan.

Pensée : Comme la surface polie d'un miroir reflète tout ce qui est devant lui, et comme une vallée calme transmet les sons les plus faibles, ainsi l'étudiant en karaté doit vider son esprit de l'égoïsme et de la méchanceté, dans un effort pour réagir d'une manière appropriée à tout ce qui peut se présenter à lui.

Le meilleur des combats est celui que l'on évite...
Gishin Funakoshi