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Selon la légende, un moine bouddhiste du nom de Bodhidharma qui, après avoir beaucoup voyagé, s'installa dans un temple Shaolin où il constata à quel point les moines étaient incapables de se concentrer pour méditer. En effet, ces derniers étaient affaiblis par des exercices ascétiques, des discussions doctrinales sans fin et avaient abandonné toute pratique physique. Afin de rétablir leur santé et de permettre une union harmonieuse entre le corps et l'esprit, source de toute évolution spirituelle à ses yeux, Bodhidharma leur enseigna des mouvements issus pour une bonne part des Arts Martiaux indiens et chinois qu'il avait lui-même perfectionnés au cours de ses longs et périlleux voyages. Cette méthode, complétée par des techniques de Hatha Yoga, prit le nom de I Chin Ching. Le monastère devint par la suite la plus célèbre école d'arts martiaux. Des moines quittèrent le temps et allèrent enseigner dans d'autres monastères.
L'île d'Okinawa est un point de rencontre des cultures chinoise et japonaise où un mélange de kempo et une forme locale de combat (Te) finit par donner naissance à une méthode appelée Tang Main ou Tang Te. Lorsque les Japonais ont envahi l'île d'Okinawa au XVIIe siècle, ils ont interdit l'emploi de toutes armes. Pour se protéger, les habitants de la région ont développé, secrètement, une méthode de combat à mains nues. (Kara : main, Te : vide).
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Dès l'âge de 11 ans, Gichin Funakoshi apprend les rudiments des arts martiaux. Plus tard, il perfectionne les techniques et crée ainsi son style qu'il nomme Shotokan. En fait, il existe quatre styles de karaté traditionnel desquels naîtront tous les autres : Shotokan, Shito-Ryu, Wado-Ryu et Goju-Ryu. En 1955, l'Association japonaise de karaté (J.K.A.) est créée, ayant comme instructeur-chef sensei Funakoshi. Mort en 1957, à l'âge de 88 ans, Gichin Funakoshi demeure à tout jamais gravé dans la mémoire des karatékas de style Shotokan.

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